Homi Food : « Pour grandir, nous avons besoin de gens qui croient dans notre projet. »

Homi Food est une start-up liégeoise active dans la préparation et la livraison de box repas sains et équilibrés. Entre l’idée de départ et le business modèle actuel, il a fallu revoir un peu le cap. Des décisions dont les fondateurs se réjouissent aujourd’hui puisqu’elles ont permis aux ventes de décoller.  

 

La vie d’une entreprise est tout sauf une ligne droite. De l’histoire d’Homi Food, on épinglera deux choses. La première : bien s’entourer constitue un atout certain. La seconde est qu’il ne faut pas hésiter à rectifier le cap quand on voit que le chemin emprunté n’est pas forcément le bon.

L’idée d’Homi Food a germé dans une salle de sport, dans la tête de Jonathan Pirastu et Jonathan Dehossay. Les personnes ayant un mode de vie effréné ont peu de temps pour faire des courses et préparer de vrais bons repas. « Notre objectif est de permettre à ces personnes de recevoir leur repas sain et équilibré à prix abordables », expliquent les deux fondateurs.

Jonathan Pirastu est sorti d’HEC Liège avec un master en Finance. Son associé est diplômé de St-Luc en tant que designer industriel. Les plats proposés sur leur plateforme en ligne sont sans sucre ajouté, sans gluten et sans lactose, et les recettes élaborées sur les conseils d’un nutritionniste du sport renommé : Damien Pauquet (entre autres conseiller nutrition au Standard de Liège). « Damien Pauquet a très vite adhéré à notre projet », raconte Jonathan Pirastu. « Cela nous a pas mal aidés car il nous a apporté la crédibilité nécessaire au concept ».

« Le plus difficile a été de définir le business modèle »

Une fois l’idée trouvée, le plus difficile a été de définir le business modèle. Depuis la création d’Homi Food en 2016, celui-ci a d’ailleurs pas mal évolué. « Au départ, nous étions concentrés sur le b-to-c et nous mettions nos repas à disposition dans des points d’enlèvement situés dans les salles de sport », poursuit Jonathan Pirastu. « Mais les ventes ne décollaient pas. Alors nous avons décidé de nous tourner vers la livraison de box à domicile. » Parallèlement, Homi Food a aussi développé la clientèle corporate : « depuis octobre 2017, nous livrons des sociétés sur le temps de midi. Ces deux décisions ont permis aux commandes de décoller ! »

« Pour grandir, nous devrons lever des fonds privés et publics »

A court et moyen termes, la priorité des deux fondateurs est d’exister et de stabiliser leur entreprise dans un marché en pleine croissance. Mais à plus long terme, ils aimeraient étendre leur concept en Wallonie. « Nous avons dès lors démarré une collaboration avec Cide-Socran depuis début 2018 », explique Jonathan Pirastu. « Ils nous aident à évaluer nos besoins financiers et à élaborer un dossier. Car pour grandir, nous devrons trouver des gens qui ont confiance dans le projet et lever des fonds privés et publics ».

« J’ai trop le nez dans le guidon »

Même si Jonathan Pirastu estime le business plan primordial, il avoue avoir trop le nez dans le guidon. « J’ai besoin d’une personne qui m’aide à prendre du recul, de façon pertinente et efficace. Un business plan, ce ne sont pas que des chiffres et des tableaux Excel ; il y a aussi une analyse du marché, de la concurrence… Personnellement, je remettais la tâche toujours au lendemain. Avec Cide-Socran, je suis obligé d’avancer ! »