Oxylent : des colorants aux compléments

17.02.17

Oxylent a pour ambition de devenir un acteur clé dans le domaine des compléments alimentaires, à base de polyphénols, destinés à une approche préventive de la santé. La jeune société a travaillé avec Cide-Socran dès sa création, au moment de rédiger le business plan.

« Nous avons fait appel à Cide-Socran à la création d’Oxylent afin de mettre en chiffres les perspectives de la société et disposer d’un support financier sérieux », relate Bruno Stiernon, CEO d’Oxylent. « Notre expérience a été bonne. L’équipe de Cide-Socran a très bien su convertir l’ensemble des données que nous avions transmises. »

Cette société, créée en 2012 est une spin-out de l’entreprise familiale Stiernon, active dans la fabrication de colorants, textiles techniques et produits auxiliaires. « Nous voulions nous diversifier. En travaillant sur les tanins de chêne pour l’œnologie, nous nous sommes intéressés aux polyphénols, des antioxydants d’origine végétale. » C’est ainsi que s’est dessiné le projet Oxylent.

Bruno Stiernon partait cependant avec un léger handicap : il provenait d’un autre monde. Cet inconvénient, il l’a compensé en s’alliant avec une équipe de scientifiques. « Nous avons travaillé avec différentes universités et laboratoires et nous avons mené des études pour mieux comprendre les polyphénols. Vendre nos ingrédients de base tels quels était cependant un peu compliqué. C’est pourquoi nous avons décidé de les intégrer dans des formulations de compléments alimentaires. »

Aujourd’hui, Oxylent développe une gamme de compléments alimentaires bénéficiant d’un soutien scientifique total. Ceux-ci sont principalement destinés à la santé cardiovasculaire, au contrôle du poids, au bien-être intestinal, et à la santé de la prostate et des muscles. En traitement préventif et non curatif. Certains sont vendus sous la marque Oxylent, d’autres sous Private Label.

Actuellement, la société écoule ses produits principalement en Belgique et dans les pays limitrophes. Elle souhaite cependant pénétrer d’autres marchés. « Nous sommes dans un secteur à haut potentiel. Le public cible numéro un, ce sont les seniors. Ils sont de plus en plus nombreux et concernés par le vieillissement des cellules, et donc potentiellement intéressés par nos produits », poursuit Bruno Stiernon.

En revanche, le secteur est difficile car soumis à une réglementation européenne qui s’est resserrée fortement ces derniers temps. Par exemple, les règles en matière d’étiquetage sont nettement plus strictes. Enormément d’allégations sont interdites, ce qui limite drastiquement le champ de la communication.  Sans parler du fait que les règles peuvent varier d’un pays à l’autre. Ce qui est autorisé en Belgique ne l’est pas forcément dans d’autres pays…  « Une réglementation plus stricte est une bonne chose si l’on ne va pas trop loin, car il ne faut pas que le coût de l’innovation décourage les acteurs », souligne Bruno Stiernon.

En parlant d’innovation, Oxylent en a fait une priorité et travaille au développement de la gamme de produits. Objectif : arriver à une vingtaine de produits, à raison de deux ou trois nouveaux produits par an. « Notre autre projet est de diversifier notre clientèle, notamment en développant les marchés à l’exportation. Pour y parvenir, j’aurai certainement à nouveau besoin de Cide-Socran pour mener des études de marché. Il faudra en effet que je me pose les bonnes questions. »