MACtac – stores électroniques : stop ou encore ?

24.07.14

L’entreprise MACtac à Soignies est spécialisée dans la production de solutions adhésives. Elle a demandé à Cide-Socran de réaliser une étude de marché évaluant l’avenir commercial d’une de ses innovations, le store électronique.

Quel est le point commun entre des produits Pepsi, Dior, Michelin, Total ou Cartier ? Leur étiquette ! Ou, plutôt, leur provenance. Certaines d’entre elles sont fabriquées à Soignies, chez MACtac Europe. Une entreprise qui « assemble » papier, film protecteur et colle à l’aide d’imposantes machines (2 d’entre elles peuvent occuper un terrain de foot) pour former des rouleaux d’adhésifs qui seront revendus à des imprimeurs qui les découperont et les personnaliseront. Un processus d’adhésivage, comme on l’appelle dans le jargon, qui trouvera des applications industrielles, décoratives ou d’étiquetage.

La société hennuyère mise beaucoup sur l’innovation. « Des dizaines de projets de recherche et développement sont actuellement en cours », détaille Jean-Christophe Minor, Research & Technology Manager. C’est pour vérifier la viabilité économique de l’un d’entre eux que MACtac a fait appel à Cide-Socran l’année dernière.

« Il s’agissait de rideaux électroniques », poursuit-il. Soit un film autocollant à poser sur une vitre, qui peut tantôt être transparent, tantôt opaque. « Nous le produisions déjà. Mais nous cherchions à améliorer notre positionnement et notre marge bénéficiaire, puisque le coût était assez élevé. Nous travaillions avec plusieurs partenaires dans le cadre d’un appel à projet du Pôle MecaTech, qui nous a conseillé de nous adresser à Cide-Socran. »

Sa mission : réaliser une étude de marché afin de positionner le produit en termes de volume et de prix de vente. « J’étais agréablement surpris par la précision de leur enquête, raconte Jean-Christophe Minor. Moi qui suis un scientifique pur et dur, je ne m’attendais pas à certaines questions plutôt relatives au marketing. »

Cide-Socran a ensuite identifié et interrogé des clients potentiels afin d’évaluer leurs attentes. Les conclusions se révélèrent finalement peu encourageantes : oui, un marché existe pour ce type de produit, mais son prix de vente élevé obligerait à se cantonner au secteur du luxe. « Ça ne sert à rien de vendre à 125 euros du m² si nos clients en espèrent plutôt 70. »

L’étude aura à tout le moins permis à la firme de ne pas perdre de temps à poursuivre des recherches qui n’auraient en bout de course pas trouvé écho sur le marché. « C’est très important de ne pas s’arrêter au « wow effect » d’un produit mais d’essayer d’en évaluer concrètement la demande », note Marie-Hélène Quinaux, Promotion & Communication Manager.

Bref, le store électronique ne sera probablement jamais vendu en quantités industrielles dans les magasins de bricolage. Mais les autocollants « OLFactive » capables d’absorber les odeurs ou les « TuningFilm Velvet », films à l’aspect 100% velours destinés à recouvrir les voitures (deux autres innovations parmi d’autres signées MACtac) auront peut-être une tout autre destinée…