Logistics in Wallonia – un accompagnement dès les premiers balbutiements des projets

10.04.14

Comme bon nombre des pôles de compétitivité, Logistics in Wallonia proposait à ses porteurs de projets de faire appel à Cide-Socran, parmi d’autres acteurs, pour l’élaboration d’une étude de marché. Mais depuis cette année, la procédure de sélection est devenue plus rigoureuse : dans un premier temps, chaque entreprise est tenue de faire réaliser par l’organisme un diagnostic de son dossier.

« Lors du lancement des pôles, nous étions tous en recherche de la bonne manière de faire pour générer des projets. Il faut bien l’avouer, les débuts furent parfois compliqués. » Sévère, Bernard Piette ? Le directeur de Logistics in Wallonia (LiW) se veut plutôt exigeant. Pour le bien des entreprises et de la région. « L’un des enjeux est tout de même le redéploiement économique de la Wallonie ! Or je remarque que les entreprises éprouvent parfois certaines difficultés à concrétiser une idée, à identifier un marché. Selon nous, il est très important qu’elles fassent un effort de formalisation de leurs projets, car la qualité de ceux-ci s’en ressent. »

C’est donc pour encourager l’excellence que le pôle revu en profondeur, cette année (soit pour son 9ème appel à projets) sa procédure de sélection. Première étape : la lettre d’intention, un document permettant aux porteurs de projet de formaliser leur idée. Ils peuvent ensuite passer à la rédaction d’un avant-projet, qui sera soumis à un jury interne. Si celui-ci l’approuve, la voie est libre pour le projet final, qui devra cette fois recevoir l’aval du conseil d’administration de LiW. En cas de feu vert, le dossier est enfin soumis au jury international de la Région wallonne, qui décidera de sa labélisation.  Un parcours du combattant !

Cide-Socran intervient dès la lettre d’intention pour réaliser un diagnostic global. Une étape obligatoire, qui permet de répondre à des questions précises : quels sont les segments de marché possibles, quels sont les clients potentiels, quels acteurs seront capables de développer le produit, etc.  Pour chaque point, une couleur (vert-orange-rouge) détermine le niveau de maturité. « Cela permet de sensibiliser les sociétés à tous les aspects importants, détaille Charles-André Verschueren, innovation manager. Si la majorité des points sont rouges, elles se rendent compte qu’il y a encore beaucoup de travail à fournir. »

L’organisme peut également intervenir plus tard dans le processus, afin d’effectuer une étude de marché. Mais le choix du consultant est laissé à l’appréciation du porteur, qui peut aussi décider d’élaborer le document lui-même. « Certaines grandes entreprises possèdent une connaissance du marché que même Cide-Socran ne peut pas avoir, note Charles-André Verschueren. Néanmoins, sur les 5 dossiers retenus cette année par le conseil d’administration, on remarque que 3 sont passés par Cide-Socran. »

Aux yeux de Bernard Piette, la principale qualité de l’organisme est de s’être adapté aux spécificités des pôles. « Ils ont pris en compte le caractère « multipartenarial » des projets, les particularités de la recherche… Mais aussi le fait que le jury international ne se prononce que sur des candidatures écrites. Comme il n’y a pas de défense orale, il faut que tout soit très rigoureux ! »