Artialis : cap vers la croissance et le développement

09.12.16

Lorsqu’Artialis a démarré en 2010, c’est Cide-Socran qui a réalisé son business plan. Pour son augmentation de capital de 2017, la spin-off remet le couvert. « Ils nous ont aidés à faire progresser notre société », affirme le CEO.

artialis

Le premier business plan élaboré par Cide-Socran a servi de base à la constitution du capital d’Artialis. Cette société est une spin-off de l’Université de Liège. Plus précisément du laboratoire de recherche sur l’os et le cartilage (UROC) dirigé par le Professeur Yves Henrotin, fondateur et CEO d’Artialis. « Nous sommes plus particulièrement spécialisés dans l’étude de l’arthrose », précise-t-il.

Son laboratoire a développé des solutions innovantes basées sur les biomarqueurs pour répondre aux besoins non satisfaits dans la recherche et la gestion des troubles musculo-squelettiques « Dans le contexte de la création d’Artialis, nous avons aussi demandé à Cide-Socran de réaliser une étude du marché de l’arthrose et du marché des biomarqueurs.»

Au fil du temps, le positionnement de la société s’est élargi en fonction des opportunités et de l’expérience. A la production et commercialisation des kits de diagnostic pour les maladies arthritiques se sont par exemple ajoutés, en 2013, les essais précliniques et cliniques pour le compte de l’industrie pharmaceutique et agro-alimentaire. « Nous avons toute la technologie pour les aider à développer des médicaments, dispositifs médicaux et compléments alimentaires, depuis la cellule jusqu’à la phase 4 », explique Yves Henrotin. Il ajoute que cette diversification s’est appuyée sur différentes motivations. « Il nous fallait générer du chiffre d’affaires et nous avions besoin de cette activité pour qualifier cliniquement nos biomarqueurs. »

Cette diversification annonce de belles perspectives. « Depuis la mi-2015, nous avons signé pour 6,5 millions d’euros de contrats avec 14 clients partout dans le monde, dont Nestlé », se réjouit le Professeur Henrotin.

La croissance d’Artialis se fait désormais grâce à ses deux activités-phares. « Nous prévoyons une croissance importante de l’activité d’essais précliniques et cliniques, mais nous avons tout mis en place pour gérer cette croissance. En ce qui concerne les kits, par contre, notre objectif est de développer des kits IVD, qui répondent aux nouvelles réglementations en matière de kits médicaux. C’est un peu notre graal, qui nous permettra l’accès au marché de la routine médicale. » Avant cela, Artialis doit franchir deux caps importants : réussir l’automatisation de l’analyse et sa qualification sur de grandes cohortes.

C’est pourquoi la spin-off va avoir besoin de fonds. Une augmentation de capital devrait aboutir au 1er trimestre 2017. « Cide-Socran a réalisé à nouveau notre business plan, et surtout, ils ont travaillé sur notre plan stratégique pour les cinq prochaines années. » Pour Yves Henrotin, la valeur ajoutée de Cide-Socran a été triple : « ils ont une très bonne compréhension de notre domaine. Ensuite, ils ont apporté des experts de notre domaine afin d’évaluer notre plan stratégique et nous aider dans notre réflexion. Enfin, ils nous ont vraiment aidés à chiffrer notre développement et à mieux mesurer nos besoins financiers. »